Every Time I Die + Architects - Zürich, février 2015

Publié le par Sebmetal

 Avant toute chose, je tiens à préciser que ce report est écrit avec un maximum d'objectivité. Vous en douterez peut-être à certains moments alors autant clarifier les choses dès le départ. Si les Anglais ont fait parler d'eux dès le début de leur carrière, ils ont également connu une phase plus difficile avec l'album The Here And Now. Depuis 2012 et la sortie de Daybreaker, Architects ne cesse de franchir les étapes et s'impose désormais comme l'une des principales formations metalcore en Europe. Une date à Zürich lors de la tournée Européenne, idéal pour revoir les mecs de Brighton une cinquième fois.

 Nous sommes arrivés aux alentours de 20h, deux groupes avaient déjà joué, pas bien grave mais il semblerait que ceux-ci aient dû commencé plus tôt que prévu. Perso, ça m'arrange, quatre groupes c'est trop pour une soirée lorsqu'on attend le headliner ! La scène d'Every Time I Die est prête, place aux Américains. Dès le début du set c'est énergique et ceux-ci se donnent à fond malheureusement leur set sera desservi par un son assez dégueulasse au niveau des guitares et une batterie trop en avant. Malgré une énergie assez impressionnante l'ambiance ne décolle pas et c'est particulièrement frustrant vu la qualité du groupe.

 La salle est bien remplie, Architects balance pour commencer « Broken Cross » issu de son dernier album. La setlist, à l'occasion de cette tournée, est composée essentiellement de morceaux figurant sur les deux derniers disques. Le son est, déjà, bon et celui-ci s'améliorera rapidement. Enchaînement avec « The Devil Is Near », si Lost Forever Lost Together ne m'a pas emballé totalement malgré des qualités évidentes les morceaux sont taillés pour le live et c'est un pur régal. « Alpha Omega », comme d'habitude, me foutra des frissons du début à la fin et c'est le point en l'air que j'hurle les paroles tout le long. Dans la fosse, les karatékas s'en donnent à cœur joie et je trouve une chaussure au milieu de tout ce bordel, ne parlant pas un traître mot d'Allemand je la refourgue rapidement non sans mimer un appel téléphonique avec elle-ci ce qui provoquera l'hilarité de deux-trois personnes. Sur scène, car oui c'est l'intérêt principal, le groupe est ultra professionnel et distille ses hits. Samuel Carter en plus d'alterner chant clair et hurlé avec brio n'arrête pas de bouger, quel charisme ! « Naysayer » et « Devil's Island » seront repris par tout le public. Les musiciens n'en foutent pas une seule à côté mais l'attention se porte systématiquement sur son frontman. « These Colours Don't Run » mettra tout le monde d'accord avec son breakdown monstrueux. Quel putain de pied d'être au milieu du pit et de hurler ce « You had it all. You fucking pigs ! ». Le groupe reviendra pour un rappel composé de deux titres avec « Gravedigger » pour conclure ce concert irréprochable de bout en bout. Architects joue environ 75 minutes sur cette tournée, une durée plus qu'honorable quand on voit l'intensité du set.

(Souce : Le Facebook d'Architects @ Joshuahalling)

 Si je n'ai pas pu apprécier correctement Every Time I Die, Architects m'a encore mis une calotte. Le metalcore est souvent décrié mais cette musique contient, lui aussi, des leaders, ceux qui transcendent le genre. Date après date, titre après titre, Architects prouve que sa notoriété grandissante n'est pas usurpée. Pour l'anecdote même l'énorme patate prise dans la gueule pendant le concert ne m'a pas empêché de profiter de la prestation des Anglais. L'un des concerts de l'année ? Oui, assurément et nous ne sommes qu'au début de celle-ci !

Publié dans Reports

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