Impericon Festival - Zürich, avril 2015

Publié le par Sebmetal

 L'Impericon Festival, certain(e)s n'y mettront jamais les pieds car trop « core » et d'autres ne jurent que par le hardcore / metalcore / deathcore et assimilés. Il s'agit d'un festival qui se déroule sur une journée et qui a lieu dans différentes villes d'Europe. Je me suis rendu à Zürich en ce jour ensoleillé d'avril. Rendez-vous avec les jeunes qui m'emmènent pour une journée qu'on ne risque pas d'oublier ! Trajet sans encombre, arrivés vers 14h, nous profitons du soleil devant le Komplex 457, il y a déjà du monde : les plugs / débardeurs / mèches / tattoos abondent !

 14h30 pile, le premier groupe monte sur scène, il s'agit de Walking Dead On Broadway, du deathcore bien exécuté mais dont on ne retient rien à part l'énergie. Adept suit, il s'agit d'un groupe de metalcore Suédois, ça joue bien mais pas grand chose de marquant malheureusement. Carnifex enchaîne et il est à peine 15h50, les Américains sont actifs depuis une dizaine d'années et je suis étonné de les voir aussi bas sur l'affiche, bon ça joue mais vraiment rien de marquant à part le public de plus en plus nombreux.

 Obey The Brave donnera la première claque du festival. Originaire du Québec la formation est composée d'anciens membres de Blind Witness et de Despised Icon. Nous avons ici un groupe Hardcore / Metalcore qui a la particularité d'avoir des morceaux en Anglais et en Français. Si le groupe existe depuis peu, 2012, il est indéniable que celui-ci est taillé pour le live et dispose de sérieux atout pour faire headbanguer n'importe quel metalleux ! Mention spéciale à « Raise Your Voice » et son refrain imparable qui a permis à votre serviteur de se chauffer les cervicales !

 Pause bière, oui il faut se désaltérer, tant pis pour Being As An Ocean car après il y a du lourd ! Comeback Kid fait office de groupe old school, plus punk dans l'âme, les Canadiens proposent une musique Hardcore avec des morceaux ne dépassant pas les 4 minutes. Le public reprend certains titres et c'est un beau bordel dans le pit ! Un groupe qui n'a plus rien à prouver sur scène et qu'il faut voir !

 Place à Deez Nuts, groupe que j'avais eu l'occasion de voir l'an passé à Besançon. Passer après Comeback Kid n'est pas chose aisée et pendant la moitié du set l'ambiance est vraiment retombée. La nonchalance du chanteur n'aidant pas mais celui-ci a un flow vraiment impressionnant ! Car Oui Deez Nuts ose les mélanges : Du Hardcore à la sauce Hip Hop ce n'est pas courant et merde pour les étiquettes ! Malgré un set peu dynamique la sauce a repris, « Stay True » et surtout « Band Of Brothers » sont repris par tout le Komplex 457, classe ! Un concert en demi teinte , dommage !

 Il est temps pour Whitechapel de jouer. L'imposant backdrop est sobre avec le logo et il n'y a plus qu'à savourer la prestation des Américains. Si le deathcore n'est pas ma tasse de thé certains groupes me plaisent et Whitechapel en fait partie. Phil Bozeman, leur vocaliste, dispose d'un coffre impressionnant alternant growls et pig squeals avec une facilité déconcertante. Pas de concession chez Whitechapel, une véritable déflagration sonore. Alors oui c'est assez statique et la communication avec le public est réduite au minimum mais les titres sont suffisamment bons pour être captivants et les breakdowns monstrueux. Dommage qu'un soucis technique nous prive d'un morceau.

 Louper Stick To Your Guns est assez frustrant mais nécessaire pour souffler un peu car il fait vraiment chaud ! Suicide Silence est une valeur sûre du deathcore, si le décès de Mitch Lucker en 2012 aurait pu condamner les Californiens à arrêter il n'en est rien ! Eddie Hermida a repris le poste de chanteur en 2013 et pour l'avoir vu avec Suicide Silence en 2014 il est impressionnant. C'est un groupe tout sourire qui débarque à 21h10 et c'est parti avec « No Pity For A Coward » avec des cris vraiment aigus, bordel ce son et cette énergie ! Le sourire est communicatif et le pit est vraiment déchaîné. 40 minutes de folie avec un set composé de morceaux tirés de You Can't Stop Me (2014) et de classiques : « Unanswered » (putain ce son de caisse claire sur le break !), Wake Up » ou bien encore le tubesque « You Only Live Once »sont scandés par plusieurs centaines de personnes ! La prestation de la soirée assurément !

 C'est The Ghost Inside qui clôture le festival, les Américains sont attendus et dès le départ ça pilonne, des morceaux droits dans ta gueule très bien exécutés. Le chanteur est impressionnant et parvient à se mettre le public dans la poche avec un mot ou bien un sourire ! C'est carré et ça bouge, que demander de plus ? Un set bien plus long mais bon toutes les bonnes choses ont une fin et celle-ci arrive parfois très vite ! Ma nuque se souvient encore de « The Great Unknown ». Il va falloir que je me penche attentivement sur la discographie du groupe.

 Le temps de reprendre ses esprits et il est l'heure de quitter Zürich. Notons que tous les groupes ont eu un bon son ! Des stands de merch bien fournis, des goodies Impericon offerts et une organisation parfaite, l'Impericon Festival est à faire, au moins, une fois dans sa vie pour peu que des groupes vous plaisent sur l'affiche. Il est, cependant, dommage que les temps de jeu soient si courts (25 minutes pour les premières formations, 40 minutes pour les dernières) ! Un gros merci à Dylan !

Impericon Festival Zürich 2015 - Thank you !

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