Summer Break(down) Festival - Genève, juin 2015

Publié le par Sebmetal

 Le Summer Break(down) Festival connaissait sa quatrième édition fin juin. Si le festival était axé sur un style essentiellement metalcore / deathcore il a vu sa programmation devenir plus éclectique et au vu de l'affiche il m'était impossible de louper un tel événement. Départ de Pontarlier après 18h30 à cause du travail avec Marine et Roux. Roux conduit et je pense être assez insupportable à cause de l'excitation qui monte. Le plus difficile à Genève c'est de se garer mais une fois fait direction l'Usine, lieu incontournable de la ville.

 Nous arrivons pile pour Psygnosis que je n'avais encore jamais eu l'occasion de voir. Groupe atypique avec une boite à rythme, Psygnosis n'a désormais plus de chanteur et a vu arriver en son sein un violoncelliste (voir http://sebmetal.over-blog.com/2015/02/nouveau-line-up-chez-psygnosis.html). La formation Française officie dans un « metal extrême atmosphérique ». Assez surprenant comme présentation, non ? Avec deux albums de qualité et un EP, Psygnosis commence à être reconnu au niveau international. La nouvelle formule instrumentale des Français fait mouche dès le départ et aucun manque ne se fait ressentir. Alors bien sûr les paroles de Yohan sont encore dans la tête des musiciens et on voit les lèvres de Jérémy et Rémi qui bougent reprenant les textes de l'ancien vocaliste. Le groupe a des morceaux atteignant dix minutes, une véritable expérience à vivre et j'ai pu avoir des frissons sur l'excellent « FIIIX 3.0 ». Les passages mélodiques en côtoient d'autres carrément plus puissants, les musiciens sont en transe totale. Si Anthony est plus réservé (pourtant il bouge bien), Rémi et Jérémy sont déchaînés. Raphaël derrière son violoncelle est, tout simplement, impérial. Ajoutez à cela des belles lumières et un son plutôt bon et vous obtenez un concert excellent en tous points. Une de mes plus grosses claques de l'année, ni plus, ni moins ! Bravo messieurs et vivement le prochain EP qui sortira en septembre !

Setlist Psygnosis : Phrase 7 / Resurrection 2.0 / FIIIX 3.0 / Drowning / Fin Phrase 6

 Place ensuite à Voice of Ruin, je n'avais pas vu les Suisses depuis trois ans sur scène et autant vous avouer que c'était énorme en tous points. Pas de fioriture, Voice Of Ruin dès le départ prend le public à la gorge et pendant 40 minutes nous assène des grosses mandales dans la gueule. Randy, leader charismatique, est une véritable machine de guerre à ses côtés il y a des musiciens incroyables, putain ces guitaristes, plus propre au niveau du jeu tu crèves... Le public se lâche et ça bouge davantage. Les Suisses ont sorti au mois d'avril un EP qui répond au doux nom de Consumed et nous aurons droit au TUBESQUE « I Am The Danger ». C'est professionnel au niveau des compos et au niveau prestation scénique. Il y a fort à parier que Voice Of Ruin va continuer de grossir et une chose est sûre il ne s'écoulera pas trois années avant que je les revois sur les planches. « Randy, fais moi l'amour ».

Setlist Voice Of Ruin : Welcome To The Stud Farm / The Rise Of Nothing / Cock'N/Bulls / Day Of Rage / Through The Eyes Of Machete / I Am The Danger / All Hail The King / Our Need To Consume

 Si les cervicales commencent à faire mal ça ne va pas s'arranger car Benighted arrive. Huitième fois que je les vois, autant vous dire que j'attends avec impatience de les voir avec ce nouveau line-up... Après un soundcheck ultra rapide les Stéphanois attaquent et c'est un véritable rouleau compresseur que se prend le public de Genève. Gab et Julien figures incontournables de Benighted sont intenables. Pierre et Emmanuel, respectivement guitariste et bassiste, arrivés l'été dernier ont su trouver leur place et retranscrivent parfaitement les morceaux du combo. Kevin Foley, cet été, n'assure pas les dates il est remplacé par une machine de guerre Autrichienne David Diepold. Pas de surprise au niveau de la setlist, des morceaux issus des trois derniers disques avec des hits tels que « Let The Blood Spill Between My Broken Teeth », « Slut », « Experience Your Flesh »... Julien est, comme à chaque fois, impressionnant vocalement enchaînant différents types de chant avec une facilité déconcertante. Se sentant un peu seul même s'il aime bien ses petits copains il incite rapidement le public à le rejoindre sur scène. Frileux, les Suisses joueront quand même le jeu. Benighted c'est l'assurance d'un gros bordel sur scène et d'un pilonnage en bonne et due forme. Il est, à chaque fois, amusant de voir le contraste bonne humeur / musique brutale. À noter le gros bordel à la fin du concert sur « Asylum Cave ». Un sans faute comme d'habitude pour les Benichoux !

Setlist Benighted : Intro + X2Y / Experience Your Flesh / Let The Blood Spill Between My Broken Teeth / Collapse / Grind Wit / Fritzl /Collection Of Dead Portraits / Swallow / Slut / Asylum Cave

 Il est l'heure de sortir un coup pour sentir l'air frais et discuter un peu avec Benighted, toujours aussi humbles on prend deux trois photos avant de retourner dans la salle.

Avec Marine, Roux et Benighted.

 Dagoba est l'un des plus gros groupes Français, j'adore les deux premiers albums mais j'avoue avoir décroché après ceux là. Loin d'être mauvais ils manquent de surprise malgré quelques titres excellents. Les Marseillais sortent un nouveau disque et enchaînent les dates. Après la traditionnelle intro (Dracula, il me semble) avec Franky arrivant en premier les Français attaquent par « I Reptile » si la formule Dagoba n'a pas changé depuis une dizaine d'années, comprendre par là couplets rageurs / refrains en clair il faut avouer qu'en live elle passe toute seule. Le son est bien maousse costaud et si le public est plus clairsemé les spectateurs réagissent bien en enchaînant les circle pits. Pour ma part à part les morceaux de What Hell et de l'éponyme qui m'ont bien fait plaisir j'ai regardé tranquillement sans avoir la même adrénaline que pour les groupes précédents. C'est carré mais le concert manque cruellement de spontanéité. Si l'ambiance est chaude devant, l'intervention de Shawter demandant aux filles de sortir les « boobs on the air » sera totalement dispensable et malvenue. Une prestation solide qui ne m'aura pas emballé plus que ça. Voir Dagoba une fois par tournée me suffit amplement.

Setlist Dagoba : Intro / I Reptile / The Man You're Not / The Nightfall And All Its Mistakes / Black Smokers / Winter / The Great Wonder / Born Twice / It's All About Time / The Things Within / The White Guy (And The Black Ceremony)

 Le Summer Break(down) Festival a tenu toutes ses promesses et si j'ai loupé les premiers groupes, ceux pour lesquels je venais ont tout pulvérisé. Une organisation excellente de la part d'Heimatome et un prix vraiment attractif (environ 25€ avec une conso. offerte) ont fait de ce festival une franche réussite, dommage que l'affluence n'ait pas été aussi forte que ce qu'on pouvait espérer. Dédicaces à tous les copains présents sur place, ils se reconnaîtront !

Psygnosis - FIIIX 3.0 (Genève juin 2015).

Voice Of Ruin - Genève juin 2015.

Publié dans Reports

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