Sylak Open Air - Saint-Maurice-de-Gourdans, août 2015 (1ere partie)

Publié le par Sebmetal

Vendredi 7 août 2015

 Après une courte nuit, le réveil est difficile. Ouverture des yeux, le cerveau s'éveille, aujourd'hui départ pour le Sylak à Saint-Maurice-de-Gourdans. Un an qu'on me vante les qualités de ce festival : Programmation de qualité, prix accessible, très bonne organisation, site à taille humaine avec une seule scène pour pouvoir assister aux concerts de tous les groupes ! Après avoir fait les courses, direction l'Ain, 2h30 de route plus tard nous arrivons. Nous sommes accueillis par des amis qui nous ont réservé un emplacement près des arbres. Le camping se remplit gentiment et nous savourons des bonnes bières Allemandes, que peut-on faire de mieux ? Quelques heures après non nous rendons sur le site des concerts.

 Le premier jour est spécial, peu de concerts et après avoir fait rapidement le tour nous allons voir L'Opium Du Peuple. Connaissant de nom je savoure l'instant : des reprises de titres connus de tous à la sauce punk rock avec un show énergique, agréable pour siroter une mousse. S'il y a un artiste que tout le monde attend ce soir c'est bel et bien Bernard Minet ! L'une des idoles d'une génération entière est à nouveau programmée au Sylak et c'est avec enthousiasme qu'il est accueilli. Pendant une bonne heure le Musclé va interpréter plein de génériques de dessins animés / séries ayant bercé mon enfance : Les Chevaliers Du Zodiaque, Bioman, Les Chevaliers Du Zodiaque, Dragon Ball (la liste est longue) ainsi que des extraits de « La Fête Au Village » et de la « Merguez Party ». Objectivement c'était passable, personnellement c'était génial ! Quel pied de circle piter dans la mousse sur du Bernard Minet ! Aux alentours de 1h, retour au camping, posés sous la tonnelle nous profitons de l'instant présent avant de nous coucher bien plus tard (4-5h ?).

Samedi 8 août 2015

 Réveil calme, il ne fait pas trop chaud et s'extirper de la tente n'est pas un calvaire. Progressivement les amis et rencontres du camping se retrouvent pour parler musique, ah bon ? La journée est calme pour ma part et nous boirons quelques litres de bière Teutonne avant d'aller voir des concerts. 15h je bouge.

 First Blood va jouer, ne connaissant même pas de nom j'attends de voir mon premier concert de la journée. Les mecs montent sur scène et bordel ça pilonne ! Du pur Hardcore Made In USA qui n'a rien à envier aux plus grands noms du genre. Formé il y a plus de dix ans, le professionnalisme est indéniable et chaque titre est une bonne occasion pour les moshers de s'amuser. Nous sommes complètement excentrés et faisons les débiles entre nous, un super moment !

 Crucified Barbara est programmé ensuite. Les Suédoises ne m'avaient pas emballé plus que ça il y a quelques années au Hellfest mais autant les revoir tant qu'à faire, non ? La particularité de cette formation est d'être composée exclusivement de femmes. Pas totalement sur les dates du moment car la bassiste enceinte est remplacée par un homme. Passons ce détail et concentrons nous sur le set de Crucified Barbara. Le son est bon et malgré la pluie le public répond bien. Les Suédoises enchaînent les morceaux de Hard Rock et montrent que leur côte de popularité grandissante n'est pas anodine. Ne connaissant aucun morceau je prends du plaisir et regarde tout ce petit monde autour de moi, l'ambiance est tout simplement géniale même s'il y a encore peu de spectateurs. Après quarante cinq minutes, le groupe salue le public et se retire laissant place à du très lourd. La demi heure de changement de plateau me servira, comme souvent, à aller chercher une grosse bière fraîche.

 18h05, Ultra Vomit arrive et au vu du site qui s'est bien rempli, il ne fait nul doute que c'est l'une des formations les plus attendues de la journée. Objectif : Thunes remonte à 2008 et le groupe n'a rien sorti depuis. Ayant écumé les salles essentiellement Françaises, c'est toujours impressionnant de voir à quel point Ultra Vomit fait partie des Grands du metal Français. Les nouveautés sont peu nombreuses : des blouses blanches en guise de costumes (en rapport avec « la tournée de malades !» de 2015), un braveheart entre adeptes du pipi et adeptes du caca ainsi qu'une séance d'hypnose et c'est à peu près tout ! Néanmoins les mecs jouent toujours aussi bien et les titres sont issus, principalement, du dernier disque en date des Nantais. Que du classique en somme : « Boulangerie Patisserie », « Mountains Of Maths », « Je Ne T'ai Jamait Autans Aimer » côtoient des titres plus Grindcore tirés du début du groupe « Captain Igloo », « Judas Prost », « I Like To Vomit »... Fetus est impressionnant au niveau vocal alternant growls (bien profonds), chant Hardcore, Black & co avec une facilité déconcertante. Une constante chez le groupe c'est de proposer un set mélangeant professionnalisme avec un peu de spontanéité. Bien évidemment un fan monte sur scène pour chanter sur un morceau, Sébastien se fera appeler Bastien, « ça sonne mieux » pour le groupe et après avoir été impuissant sur un titre du groupe se fera insulter de « Pauv' Connard ». « Quand J'étais Petit » et « Je Collectionne Des Canards (Vivants) » finiront ce concert de la plus belle des manières. Un sans faute comme à chaque fois même s'il est vrai qu'un peu de nouveautés serait plus qu'appréciable !

 Pause camping d'environ 2h, le temps d'aller boire quelques bières pour changer.

 20H55, si plusieurs millions de Français ont regardé un programme de télévision dénue d'intérêt je vois pour la quatrième fois Crowbar ! L'assurance de voir ses testicules pousser, oui car là on parle de Sludge, ce style avec un nom barbare désignant une musique lente, grasse avec quelques passages plus rapides. Imaginez simplement un pachyderme qui vous fonce dessus et vous écrase, la comparaison est pourrie, ok mais m*rde écoutez Crowbar pour vous faire une idée ! Il s'agit de l'un des groupes majeurs de la scène NOLA (la scène metal de la Nouvelle-Orléans). C'est lourd, pesant et Kirk Windstein en impose avec sa voix reconnaissable entre mille. Les yeux ne se détachent pas du leader incontesté de Crowbar et si les mecs sont statiques il est impossible de décrocher. Une grosse mandale avec évidemment « All I Had (I Gave) » qui m'a détruit les cervicales !

 Place, ensuite, à un groupe que je n'imaginais pas voir un jour en live, Ill Niño. Persuadé que le groupe n'existait plus, allez savoir pourquoi ! Vous imaginez ma surprise en les voyant sur l'affiche du Sylak. Dans les années 2000, on entendait parler d'eux mais ces dernières années, quedalle ! Le line-up ne semble pas avoir bougé et le groupe dispose d'un pur son. La nuit tombée nous laisse voir de belles lights et Ill Niño va montrer que le néo metal peut proposer de belles choses malgré ses nombreux détracteurs ! Mentions spéciales évidemment aux titres que j'écoutais au lycée «Te Amo... I Hate You », « I Am Loco », « This Time's For Real » ! Grosse énergie et une prestation carrée qui me donnera bien la banane ! Comme quoi « c'est pas compliqué d'avoir la banane », je vous laisse chercher sur Youtube...

 Dragonforce jouera devant du monde mais sans moi, la virtuosité c'est bien mais lorsque celle ci supplante la musique elle-même c'est moche, non ? Retour au camping pour boire quelques bières et discuter avec de nombreux festivaliers jusque tard dans la nuit...

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