Sylak Open Air - Saint-Maurice-de-Gourdans, août 2016 (2eme partie)

Publié le par Sebmetal

Samedi 6 août 2016

 Deuxième jour à Saint-Maurice-de-Gourdans, le réveil est difficile, la quantité de bières bue la veille y étant certainement pour quelque chose. Il est donc nécessaire de combattre le mal par le mal... La matinée passe tranquillement et ce samedi s'annonce excellent avec une programmation variée, l'un des gros points forts du Sylak.

 Même en arrivant tôt sur le site je ne regarde que des petits passages de concerts des premiers groupes. Grosse déception, Internal Suffering n'a pas pu se produire suite à un accident dont le batteur a été victime la nuit précédente, plus de peur que de mal mais son bras ayant été touché il valait mieux annuler le live.

 Unearth, en voilà un groupe qu'il est attendu ! Les Américains, depuis presque vingt ans, sortent régulièrement des disques et alternent avec des tournées. Ici c'est du bon gros metalcore, si le genre est régulièrement décrié il faut avouer qu'il y a d'excellentes formations et que certaines d'entre elles méritent d'être écoutées. Peu familier d'Unearth je vais prendre la première claque de la journée. Alors à quels titres avons nous avons eu droit ? Je n'en sais absolument rien mais une chose est sûre l'énergie est communicative et les slammeurs s'en donnent à coeur joie. Seb, ta mission est d'écouter ce groupe !

 Changement radical de style avec Swallow The Sun, Place à du doom / death mélodique. Jouer en Open Air n'est pas l'idéal pour retranscrire ce genre musical, les ayant vu aussi bien en salle qu'au Hellfest ce groupe est, cependant, capable de transporter les gens même sous un soleil de plomb. Aujourd'hui sera un jour sans, le son est mauvais, nous n'entendons presque pas les guitares, ni le chant, rageant au vu de la qualité des riffs et du talent de Miko Kotomäki derrière un micro... La tête dodeline sur des morceaux comme « Cathedral Walls » ou « New Moon » mais la magie n'opère pas. On ne sent pas d'envie de la part de Swallow The Sun et beaucoup de gens s'en vont. Le personnel de sécurité peut souffler après la tempête Unearth. L'un des mecs ira même jusqu'à aller dans le public pour slammer et se faire récupérer par ses collègues. Une bonne humeur qui contraste évidemment avec la musique des Scandinaves. LA déception du festival...

 Petite pause camping pendant Orange Goblin, les avis divergent, certains ont adoré d'autres ont détesté. On rentre dans le top 5 du festival, à présent, avec l'un des groupes mythiques du Hardcore New Yorkais. 30 ans de carrière pour Sick Of It All, même sans être fan on est obligé de s'incliner devant une telle longévité. Loin d'être usés les Américains vont délivrer un set irréprochable balançant une quinzaine de tubes dans la tronche des spectateurs, ça reprend les « Take The Night Off », « Death Or Jail » (rah ce kiff) ou bien encore « Step Down » à tue tête et le pit est à fond ! Le son est titanesque et les quatre mecs sont jute incroyables, mention spéciale aux frères Koller, des vraies machines de guerre dont le smile en dit long sur la passion qui les anime. Sick Of It All n'a plus rien à prouver depuis des années ce qui n'empêche pas le groupe de continuer à distribuer des mandales concert après concert. Sick Of It All incarne le hardcore de la plus belle des manières, RESPECT !

 J'ai toujours eu du mal avec Mass Hysteria, pourquoi ? Aucune idée mais c'est l'occasion de les revoir après plusieurs années. Si le groupe ne plaît pas à tout le monde sa réputation scénique n'est plus à prouver et là dessus je dois m'incliner. Aidé par un son massif, les Parisiens enchaînent les titres. Je voyais MH comme un groupe un peu « passé », il n'en est rien, ça sonne même moderne. Mouss prend le temps de s'adresser au public du Sylak, parfois avec légèreté d'autres fois avec un ton plus grave évoquant l'actualité. Le discours est rôdé mais la sincérité est évidente. Les lights sont magnifiques et ce son, bordel ce son fut certainement le meilleur du week-end ! Et que dire des deux (?) membres qui vont dans le public avec un énorme circle pit autour d'eux sur un titre. Ce même morceau ayant même eu le luxe de se terminer sans soucis, le chanteur remercie les fans. Bon ben Seb va falloir que tu te mettes à écouter sérieusement Mass Hysteria et surtout que tu retournes les voir rapidement ! POUTRADE !

Setlist Mass Hysteria : Chiens De La Casse / Vae Soli / Vector Equilibrium / World On Fire / P4 / Une Somme De Détails / L'Enfer Des Dieux / Notre Complot / Positif À Bloc/ Plus Que Du Metal / Furia

 La tête d'affiche du jour se nomme Suicidal Tendancies, avouez que ça a de la gueule ! Je n'ai jamais su qualifier le style de cette formation, disons que c'est un mix de hardcore, de punk, de thrash et d'autres choses mais qu'est ce que c'est bon ! Avoir ST dans sa prog c'est l'assurance de satisfaire un maximum de festivaliers. Quand on voit les Américains on prend une baffe, il n'en foutent pas une seule à côté et ont cette faculté à nous faire bouger malgré la fatigue de la journée. Mike Muir est intenable et court partout. Dave Lombardo fait le boulot, ce n'est certes pas le batteur le plus groovy du circuit mais il n'y a rien à lui reprocher. Le passage de double à la « Angel Of Death » (version live) était dispensable, non ? Bref... Ça joue, ça groove et le public est convié à monter sur scène à la fin. « War Inside My Head », « Freedumb », « You Can't Bring Me Down » et tant d'autres tubes, que dire de plus ? Un groupe que l'on aime (re)voir en live, tout simplement !

 Retour au camping pour le débrief et reboire une ou deux bières, ce fut une belle journée d'anniversaire !

Publié dans Reports

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